Voilà comment on peut parler de la situation dans laquelle. D'un côté, je souffre vraiment au plus profond parce qu'on aurait dû être trois ce mois-ci. Cela aurait été un si beau cadeau de Noël. Et oui, après huit mois et quelques après ma fausse-couche, je pleure encore cette petite crevette.

Oui parce qu'après plus de deux ans d'attente, je m'étais permise de rêver à un futur à trois. Oui, j'ai osé espérer, malgré ma cloison. Pourquoi la vie ne pourrait-elle pas nous offrir un miracle, après tout ?!

Eh bien, il ne le fallait pas.

Je pleure aussi pour toutes ces années de galères, de doutes, de claques que je me suis prises quand j'ai cru que cela serait peut-être +++ et que finalement, les vilaines ont débarqué.
Je pleure d'avoir embarqué mon homme dans tout ça. Je n'ai pas pu lui offrir le plus beau cadeau qu'il peut y avoir..Faire de lui un papa.
Je pleure parce que j'ai perdu le peu d'inscouciance que j'avais encore. J'espère mon prochain test positif et je le redoute en même temps.

Ah tiens, j'ai employé le mot 'espérer'...


Voilà le mot est lâché.

Non, je ne perd pas espoir. C'est un peu comme un feu ...au départ, quand on commence les essais, c'est un brasier (on y croit fort et on n'est loin de se douter de tout ce qui peut arriver de mal ou du moins, on l'occulte facilement). Puis au fur et à mesure, il se transforme en une toute petit flamme d'allumette. Il ne s'éteint pas mais il vacille de temps en temps.

Je me protège, je fais comme je peux. Des fois, je vois la vie sous de meilleurs auspices, des fois non. Je me sens juste fatiguée de lutter.

Je n'ai plus de patiente. Eh oui, étonnant, non ?! Suite au prochain article...